Statistiques

Devenu l'infection congénitale virale la plus fréquente en France, cet article concerne tout autant les futures mamans que les futurs papas ainsi que le grand public.
En France, le CMV est la première cause de malformations congénitales et le risque représenté par cette infection est devenu supérieur à celui d'autres maladies plus médiatisées telles la toxoplasmose, rubéole ou hépatite B pour lesquelles ont pratique le dépistage chez la femme enceinte.
On estime entre 500 et 700 le nombre d'enfants présentant des séquelles chaque année. Quand un fœtus est infecté par le CMV l'enfant à 90 % de chances de naître symptomatique, mais avec un risque de surdité séquellaire qui peut se révéler dans les premières années de la vie et 10 % de risques de présenter des symptômes dès la naissance. Dans ces 10 % environ la moitié des nouveau-nés décèdent et l'autre moitié présente des séquelles neurosensorielles graves (surdité et/ou retard de croissance/ retard mental/ atteintes oculaires : cataracte, microphtalmie, nystagmus, strabisme, cécité corticale).
Autrefois l'infection des femmes enceintes par le cytomégalovirus était rare. En effet, la maladie était souvent contractée dans l'enfance et les femmes étaient immunisées bien avant d'avoir un enfant. Aujourd'hui l'amélioration des conditions d'hygiène aidant, environ 50 % des femmes enceintes sont séronégatives, donc à risques de contamination pendant la grossesse. Les plus exposées sont celles qui évoluent professionnellement au milieu des jeunes enfants et/ou ayant un enfant allant à la crèche ou à l'école (1 enfant sur 3 en crèche est porteur du CMV).

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